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Santé publique: Un nouveau dispositif pour contrer Ebola

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Le centre national des opérations d’urgence qui se dresse au centre-ville a été créé par le ministère de la santé publique pour répondre aux éventuels cas d’épidémies.

Le Centre national des opérations d’urgence est le nouveau levier à actionner en cas d’épidémie à virus Ebola, Marburg ou Lassa. Il est né sous  les cendres du centre de gestion de l’épidémie créé en 2014, au moment où le virus Ebola sévissait en Afrique de l’Ouest. Il se dresse fièrement dans les anciens bâtiments du ministère de la Santé publique. Et remplace les six bâtiments alors mis au service du ministère de la santé aux encablures de Nsimalen. Depuis l’annonce le 25 janvier de cette maladie, le centre travaille à plein régime « Nous sommes en mode veille permanente en cas des situations qui peuvent survenir. Nous avons des équipes d’inventions rapides qui sont disponibles et qui peuvent aller investiguer pour savoir de quoi il s’agit. S’il y a une alerte, on met ce qu’on appelle la gestion d’alerte des incidents » souligne la chargée de communication du Centre.
Sur son mode de déploiement, notre interlocutrice note que « Lorsque nous avons une situation. Il faut pouvoir définir qui va gérer l’incident. Donc nous avons impliqué le ministère de la Justice. Nous travaillons en étroite collaboration avec le Minjustice ainsi que le ministère de la Santé. Nous avons une section d’information pour s’assurer que tous les personnels sur le terrain travaillent dans des mesures sécurisées ». En 2017 grâce à ce centre, l’épidémie de méningite déclarée à la prison centrale de Yaoundé a été maitrisée. Le centre national des opérations d’urgence regroupe les professionnelles des diverses disciplines et administrations. Pour une coordination opérationnelle, ce centre, dont l’immeuble siège est en construction est doté d’équipements de haute technologie.

Des rumeurs faisant état de la présence du virus Ebola à Yaoundé, la capitale du Cameroun ont poussé l’autorité en charge de la santé publique à doubler de vigilance. Surtout que entre le 8 et le 22 janvier 2018, le dispositif de surveillance et de veille sanitaire de la région du Centre a notifié trois décès survenus dans une famille résidant à Yaoundé, dans un tableau de fièvre d’apparition aigüe, d’éruptions cutanées et de saignements pouvant faire penser à une fièvre hémorragique vraie. « Un des membres de cette famille, dont le pronostic vital n’est pas engagé, bénéficie actuellement d’un suivi médical en milieu hospitalier. Les tests préliminaires réalisés se sont révélés négatifs pour les virus Ebola, Marburg et Lassa. Des investigations plus approfondies sont en cours », affirme le ministre de la Santé publique. Andrée Mama Fouda invite toute personne présentant une fièvre accompagnée d’une éruption cutanée, avec ou sans saignement, à se rendre immédiatement dans la formation sanitaire la plus proche.

Christelle Belibi