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Risques et limites des investissements chinois au Cameroun

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Le Centre pour l’environnement et le développement note que les projets structurants engagés par le Cameroun détruisent considérablement la faune et la flore. Et mettent en mal les populations environnantes.

 C’est au travers d’un atelier que le Centre pour l’environnement et le développement (CED) a partagé son vécu dans les sites de construction des barrages de Menve’ele, de Mekin, et de certains chantiers routiers comme la route Kribi-Campo’o ou encore les sites d’exploitation minière de l’Est. En moins d’une semaine, les équipes affectées sur place ont pu déceler des problèmes majeurs: la destruction de la faune et de la flore, la pollution atmosphérique, l’exploitation illégale de nos ressources minières, la marginalisation des populations locales.  Que ce soit à Menve’ele, à Mekin en passant par le site d’exploitation minière de Ngoura à l’Est, et le camp agricole de Nanga-Eboko, les populations souffrent du mauvais traitement des Chinois.

D’abord explique-t-on au CED, les Chinois ne communiquent pas avec les riverains parce que s’exprimant uniquement en chinois. Du coup les échanges deviennent difficiles. Ils trompent les populations riveraines et, exploitent les enfants ».  Dans les chantiers, les ouvriers sont réduits à leur simple expression. Ils ne disposent ni de contrats de travail, ni de salaires costauds. Pis encore, ces hommes travaillent à plein régime. « Même les jours fériés au Cameroun ne sont pas respectés par les Chinois » dit le CED.

Côté faune, le CED livre que les entrepreneurs chinois dans le cadre de leurs terrassements dévastent des terres,  détruisent les arbres. A Ngoura par exemple, les populations se plaignent des vastes étendues de terres qui restent ouvertes après exploitation « dans notre village nous avons déjà enregistré plus de 40 morts parce que les Chinois s’en vont sans remblayer le vide ».  Par contre, sur la route Kribi-Lolabé, le problème des indemnisations est criard. Les autorités locales parlent d’un recasement à risque « on nous enlève des domaines d’utilité publique pour d’autres ». Conséquence le peuple perd son espace et sa culture. Dans les barrages énergétiques, de nombreuses espèces animales périssent à cause des déchets déversés dans les cours d’eaux tandis que les essences forestières sont abattues et acheminées vers des destinations inconnues.

CB