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Mbarga Atangana: « Il n’y aura ni pénurie, ni spéculation »

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Luc Magloire Mbarga Atangana, Mincommerce

Le ministre du Commerce revient sur les contours de la concertation organisée hier avec les opérateurs économiques.

 

Vous venez de vous concerter avec les opérateurs économiques des filière volaille, sucre, riz, produits halieutiques et aquacoles etc. Quel était lobjectif de la rencontre ?

Nous avons pour habitude de faire une évaluation de la situation des produits de grande consommation dans les marchés au moins deux fois par an. Mais spécialement en fin d’année, parce qu’il y a généralement une demande plus forte lors de la fête de Noël et de Nouvel an. On dit que ce n’est pas le jour du marché qu’on engraisse le poulet et c’est pourquoi Il est toujours bon d’anticiper pour être à mesure de corriger les manquements. Cela étant dit, nous avons au cours de la concertation d’hier avec les opérateurs économiques analysé le marché en termes de ressources et en termes de demande en vue d’une bonne préparation des fêtes de fin d’année. Ce qui a permis aux opérateurs d’intégrer que leur intérêt n’est pas de spéculer ou de créer des pénuries sur le marché, mais de fidéliser la clientèle et de l’amener à consommer. Je pense qu’après notre concertation, nous pouvons affirmer sans crainte que les consommateurs peuvent dormir en paix car les opérateurs des différentes filières ont assuré qu’il y aura disponibilité des produits sur le marché et c’est un motif de fierté.

Vous avez demandé aux opérateurs économiques de tout faire pour ne pas augmenter les prix des produits de grande consommation en 2018. Etes-vous méfiant ?

Vous savez, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous ne voulons pas que la tranquillité des consommateurs soit perturbée en 2018. Vous savez que c’est une année électorale et nous n’avons pas besoin de perturbation surtout que notre pays traverse déjà une situation économique et sociale difficile. Aussi, le rôle d’un gouvernement c’est d’anticiper et nous avons aussi tenu à anticiper sur 2018.

Les défenseurs des droits des consommateurs ont plaidé tout au long des échanges pour la baisse des prix de certains produits notamment le sucre. Que répondez-vous ?

Au fait nous pensons qu’il faut d’abord consolider les acquis. Les acquis c’est que lorsqu’on aille au marché, qu’on trouve les produits. Je ne vous apprends rien : il fut un temps dans ce pays où il était difficile de trouver de l’huile raffinée, du riz, du savon, etc. Cela relevait de l’exploit. Nous avons pu bannir le terme pénurie du langage de la gouvernance commerciale dans notre pays. L’autre problème que rencontraient les consommateurs dans notre pays était la spéculation. La pénurie et la spéculation ont forcément un lien et c’était devenu le sport favori de certains opérateurs économiques. Il n’y aura ni pénurie, ni spéculation et le consommateur le comprend parfaitement.

Propos recueillis par

Hervé Fopa Fogang