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Le GICAM s’associe au MEDEF pour booster les PME

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Pierre Gattaz et Célestin Tawamba main dans la main
Les présidents des deux patronats ont signé hier à Paris un mémorandum d’entente devant l’ambassadeur du Cameroun en France.
Un stylo ferme pour apposer des paraphes et une signature. Une poignée de main chaleureuse en échangeant les documents, des sourires sincères pour un avenir de la coopération prometteur entre les patronats français et camerounais. En cette fin de matinée pluvieuse parisienne, et alors que la Seine qui serpente la capitale politique française venait d’entamer lentement sa décrue, tout a été teinté de symbole dans la séance de travail organisée au 7e étage du siège du Medef, 55 avenue Bosquet.
Samuel Mvondo Ayolo, ambassadeur du Cameroun en France, est venu marquer par sa présence la signature du mémorandum d’entente entre les présidents Célestin Tawamba du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM), et Pierre Gattaz du Mouvement des entreprises de France (Medef). Pour relancer une coopération qui n’était jusque-là ni à l’image du dynamisme des deux économies, ni au diapason des potentialités d’échanges entre les deux pays.
En dehors d’une collaboration admirable dans l’organisation d’un forum économique tenu en marge de la visite du chef de l’Etat camerounais en France en janvier 2013 qui avait abouti à la promulgation par Paul Biya en avril de la même année de la loi portant incitations à l’investissement privée au Cameroun, Célestin Tawamba président du Gicam s’est inquiété de la tiédeur des échanges entre les deux organisations patronales, malgré la position stratégique du Cameroun en Afrique centrale et le dynamisme de son entreprenariat. Car, insistera-t-il, en dépit d’une présence économique française marquée au Cameroun, il est important de s’y intéresser davantage, au moment où l’urgence est à mettre en œuvre une stratégie d’industrialisation, marquée par un transfert de compétences et un développement de PME. Pierre Gattaz ne dit pas autre chose et espère, à travers cette nouvelle plateforme, faire émerger de nouveaux entrepreneurs, faire découvrir le Cameroun aux PME françaises à travers un partenariat gagnant-gagnant qui favorisera la transformation de produits sur place et apportera de la valeur ajoutée dans des secteurs comme l’agro-industrie et les métiers des minerais.
Sous le regard approbateur de l’ambassadeur du Cameroun en France qui, à l’occasion, complète les arguments, les deux acteurs principaux confortent l’idée qu’aujourd’hui, c’est l’emploi, et en particulier l’emploi des jeunes, qui constitue le socle de sécurité le plus sûr. L’emploi assure la sécurité en Afrique et limitera l’exode parfois tragique à travers l’immigration clandestine. Il assurera aussi la sécurité de l’Europe et permettra aux économies de se stabiliser.
Autre point de convergence de vues, tous les étages sont importants pour impulser la nouvelle dynamique: les grands groupes et multinationales certes, mais aussi et de plus en plus les PME appelées à s’exporter, et enfin les écoles, cadres par excellente de la préparation des savoirs et de la valorisation des compétences. Sous ce dernier angle, la diaspora africaine en générale et camerounaise en particulier constitue un atout pour la mondialisation et pour le développement de l’humanité.
Voilà pourquoi, a précisé Célestin Tawamba, qu’accompagnaient pour la circonstance le président de la commission « Affaires internationales et Relations avec la diaspora», Pierre Kam, la présidente de la Commission « Economie numérique », Mme Reine Essobmadje, et le secrétaire exécutif, Alain Blaise Batongue, « le Medef constitue pour le Gicam une première étape. Car au-delà de la symbolique d’hier, c’est bien le business et le développement des entreprises, à travers des actes concrets, qui doivent reprendre le dessus. »
Célestin T. Mbakop, à Paris