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Importations: 3719 certificats de conformité délivrés par l’Anor en un an

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Une vue du Port de Douala, principale porte d'entrée des produits importés

Ils concernent uniquement les produits dont les normes sont rendues d’application obligatoire au Cameroun.

Au terme d’une année d’effectivité du Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement des marchandises importées en République du Cameroun (Pecae), il ressort que 3719 certificats de conformité ont été délivrés par l’Agence des normes et de la qualité (Anor). Soit 89,29% des attestations de conformité. C’est l’évaluation faite par Nathalie Noah, Directeur des normes à l’ANOR lors de la deuxième session du Comité interministériel de suivi/évaluation du Pecae. C’était le mois dernier à Yaoundé sous la présidence du Secrétaire général par intérim du ministère en charge des Mines.

 Les attestations de conformité délivrées durant cette période concernent uniquement les produits dont les normes sont rendues d’application obligatoire. Elles représentent moins de 30% du volume des importations au Cameroun. C’est pour cette raison que les membres du Comité interministériel de suivi/évaluation du Pecae souhaitent que le portefeuille de normes rendues d’application obligatoire soit élargi afin qu’une grande majorité des marchandises importées au Cameroun soient soumis au Pecae. « Il faudra désormais une vignette qualité qui permettra au consommateur présent dans un supermarché, de savoir que tel produit a effectivement fait l’objet d’une évaluation de la conformité. Aujourd’hui, il n’y a aucun élément qui le certifie. Dans d’autres pays, vous retrouvez déjà ce marquage sur tous les produits qui ont fait l’objet d’une évaluation de la conformité », a confié Charles Booto à Ngon Directeur général de l’agence. « Nous n’allons pas nous limiter seulement aux produits importés ; pour être en conformité avec l’OMS, nous allons également nous rassurer que les produits fabriqués localement ont fait l’objet d’une évaluation de la conformité et qu’ils seront également marqués », poursuit-il.

Sur le terrain, un an après la mise en œuvre de la phase pilote du Pecae, les difficultés rencontrées sont nombreuses. Il y a la compréhension et la perception que les opérateurs économiques ont ce programme gouvernemental, la difficulté de gérer l’absence de certaines normes camerounaises et la nécessité d’utiliser les normes internationales qui n’étaient pas encore adaptées à l’environnement économique national.  C’est pourquoi, après son lancement officiel, une période transitoire de trois mois avait été accordée aux opérateurs économiques pour faciliter une meilleure assimilation des mécanismes de mise en œuvre du Pecae. « Nous évoluons vers l’adaptation de ces  normes sur lesquelles nous allons tenir compte des réalités camerounaises. Il s’agit de déboucher sur un portefeuille de normes assez élargi pour couvrir l’ensemble des produits qui font l’objet du Pecae.  Nous devons protéger l’industrie locale contre la contrefaçon et la contrebande ; et garantir davantage la santé et la sécurité des consommateurs », croit le DG de l’ANOR.

 Christian Happi