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Forêts: WWF s’implique dans la gestion de la boucle minière du Dja

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Le ministre de l’Economie, , directeur national du Fonds mondial pour la nature (WWF), ont procédé, le 7 novembre, à la signature d’une convention de partenariat à Yaoundé.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a l’ambition d’apporter son expertise technique au gouvernement pour solutionner les dégâts que pourront causer l’exploitation industrielle des minerais dans la boucle minière du Dja. Cet apport a fait l’objet d’une signature de convention de partenariat entre le ministre de l’Economie (Minepat), Louis Paul Motaze et Hanson Njiforti, directeur national du Fonds mondial pour la nature (WWF). C’était le 7 novembre à Yaoundé. Ce qui est une réponse sans doute destinée aux riverains installés au plateau sud-est du Cameroun jusqu’à la frontière avec la République du Congo, qui décrient les conséquences de l’exploitation minière dans cette zone sur leur environnement tels le fer de Mbalam, dans la région de l’Est.

L’engagement de WWF doit consister à apporter son assistance, son expertise technique et son appui-conseil au Programme d’aménagement et de développement intégré de la boucle minière du Dja et de la zone frontalière adjacente (PADI-DJA) comme cela a déjà été fait avec plusieurs autres ministères en ce qui concerne l’appui au développement durable.  « Le gouvernement a mis en place un programme d’anticipation. L’exploitation minière qui va se dérouler dans les années à venir dans les régions de l’Est et du Sud. C’est une anticipation parce qu’on aura un environnement tout nouveau avec d’abord l’exploitation minière et puis les flux migratoires qui vont venir dans cette zone à cause de ladite exploitation. C’est pour cette raison que le Minepat a pensé à associer le WWF pour déjà crédibiliser nos activités. Nous aider comme conseiller dans le déploiement de nos activités afin que tout cela se passe dans le strict respect de l’environnement », a déclaré Blondeau Talatala, coordonnateur du PADI-DJA.

Ce partenariat vient au moment où le PADJI-DJA se prépare à lancer ses activités, et ce, près d’un an après la création de cette entité par le gouvernement.  « La mise en exploitation de nombreux projets miniers dans les régions de l’Est et du Sud du Cameroun va inéluctablement induire d’importants changements sociaux et de nombreux bouleversements de l’écosystème de la zone », prévoit Louis Paul Motaze. Selon le ministre de l’Economie, cette approche s’avère impérative pour mieux faire face aux multiples défis qui seront dictés par un environnement nouveau, pour un développement harmonieux de cette zone transfrontalière. Multiples défis parce que c’est dans cette zone que se retrouvent les plus importants parcs nationaux du Cameroun, les plus sensibles et de stature internationale au moment où sont prévus des projets miniers (nickel-cobalt de Lomié, fer de Mbalam et de Lomié, etc.).  Notamment la réserve de la faune et de biosphère du Dja qui est classée site du patrimoine mondial depuis 1987 par l’Unesco.

Le parc national de Nki, le parc national de Boumabeck et le massif forestier de Ngoyla-Mintom. Ces aires protégées font partie du complexe transfrontalier de conservation dénommé le « Tridom », créé à Brazzaville en 2005 par le Cameroun, le Congo et le Gabon. Il est donc plus qu’important d’œuvre pour le développement durable en respectant et en protégeant les droits des populations locales et autochtones dans la gestion des ressources naturelles ou minérales.

Pour rappel, crée en 1990, le WWF Cameroun a pour mission de contribuer à la limitation de la dégradation de l’environnement naturel et de construire un avenir dans lequel les hommes pourront vivre en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique.

Landry Kamdem, Stg