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Éradication de la faim Afrique

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La FAO plaide pour le développement du secteur agricole 

Au cours du 30ème Sommet de l’Union africaine (UA) qui a eu lieu du 22 au 29 janvier 2018 en Ethiopie, le directeur général de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a appelé les chefs d’Etats du Continent à davantage investir dans ce secteur.

Plus de 243 millions de personnes souffrent de faim en Afrique. C’est du moins ce que révèle le rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde (Sofi). Il est publié conjointement par le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds international pour le développement agricole (Fida), l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef). Selon la FAO, la majorité des personnes sous-alimentées vivent dans les pays affectés par un conflit. « Les souffrances liées à la faim sont presque deux fois plus importantes dans des pays touchés par un conflit avec une crise qui perdure. Il est essentiel que les gouvernements, l’Union africaine et les Nations Unies renforcent leur engagement afin de promouvoir la paix, les droits de l’homme et le développement durable », a souhaité José Graziano da Silva, directeur général de la FAO.

Ceci au cours du 30ème Sommet de l’Union africaine qui a eu lieu du 22 au 29 janvier 2018 en Ethiopie. Au regard de la situation inquiétante, les participants au sommet ont  renouveler leur engagement en faveur de l’éradication de la faim en Afrique d’ici 2025. Il est notamment question d’investir dans l’agriculture durable et les programmes de protection sociale. « Investir dans le développement agricole est  la manière la plus efficace pour  créer des opportunités pour les familles, en générant des revenus et en améliorant la nutrition en Afrique. J’appelle les chefs d’Etats du continent à mettre un accent particulier sur ce secteur. Atteindre l’objectif faim zéro de notre vivant est toujours possible. Cela impliquera de redoubler d’efforts, de renouveler l’engagement politique et de prendre des actions concrètes, en temps opportun, comme cela n’a jamais été le cas auparavant », a souligné José Graziano da Silva. Il a d’ailleurs précisé que  les initiatives visant à lutter contre la faim en Afrique doivent être développées et approfondies afin de remettre le continent sur la bonne voie en vue de lutter contre le fléau de la sous-alimentation.

Dans la même veine, le président de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina soulignait déjà le 28 juillet 2017, à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de l’Institut international pour l’agriculture tropicale (IITA), organisé à Ibadan, au Nigeria que la restructuration du secteur agricole est  nécessaire non seulement  pour maintenir le niveau de la croissance économique dans les pays  africains mais  aussi pour éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition. « L’Afrique dépense actuellement 35 milliards de dollars par an pour l’importation de la nourriture. Ces 35 milliards de dollars devraient être conservés sur le continent africain. Il s’agit d’un marché que les jeunes africains peuvent exploiter pour créer plus de richesses chaque année. Pour y arriver, il faut changer notre regard sur l’agriculture. L’agriculture ne devrait pas être considérée comme un mode de vie ou un secteur de développement mais plutôt comme une entreprise de création de richesses», avait expliqué le président de la BAD

Au regard de tout ce qui précède, le Cameroun doit impérativement  accélérer le processus de mise en place de son agriculture de seconde génération. Puisque dans sa partie septentrionale,  par exemple, le nombre de personnes menacées par la faim  est estimé à trois millions. A cela s’ajoute l’afflux des réfugiés nigérians fuyant les exactions de la secte islamiste Boko- Haram et des déplacés internes.