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Distinction: Louis Paul Motaze Élu Vice-Président Du Conseil Des Gouverneurs De L’ACBF

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Le ministre camerounais en charge de l’Economie a été porté à ce poste du bureau de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), hier 05 septembre 2017, lors de sa 26e session annuelle qui se tenait à Accra au Ghana.

Le Cameroun sort honoré de la 26e session annuelle de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique
(ACBF), tenue du 04 au 05 septembre 2017. Louis Paul Motaze, son ministre de l’Economie, de la planification et
de l’aménagement du territoire (Minepat), qui prenait part à ces assises en compagnie du Camercap, a été élu 05 septembre 2017, vice-président du conseil de gouverneurs de cette instance, lors de la réunion statutaire du conseil des gouverneurs. C’est donc à ce poste qu’il siègera désormais au bureau de l’ACBF.

Outre l’élection du bureau de l’ACBF, le véritable point d’ancrage de la 26e session annuelle de l’ACBF portait sur le forum de haut niveau dont les réflexions portaient sur comment « améliorer l’accès et l’absorption des ressources de développement en Afrique ». Un thème proche des réalités du Cameroun qui, bien qu’à la recherche des financements pour ses nombreux projets d’infrastructures, peine à absorber les ressources financières déjà disponibles. Conséquence, au 31 mars 2017, selon les chiffres de la Caisse autonome d’amortissement, le compte des Soldes engagés non décaissés (SEND’S) pointait, sont estimés à environ 4.057 milliards de FCFA. Et, l’exemple du Cameroun est la preuve que la mobilisation des ressources pour appuyer la mise en oeuvre des cadres de développement reste un défi pour l’Afrique. Mais également, les capacités d’absorption de ces ressources qui demeurent limitées et qui affectent la mise en oeuvre et l’efficacité de divers projets et programmes de développement en Afrique.

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Bien que leur acuité puisse différer selon les pays et les sous-régions, les capacités d’absorption sont un défi persistant qui entrave la mobilisation des ressources. Et l’objectif de ce panel de haut niveau, précise-t-on, visait
à échanger les expériences et les connaissances sur les sources de financement disponibles pour l’Afrique
en vue de financer les programmes de développement et les bonnes pratiques en matière d’utilisation et d’absorption des ressources de développement. En rapport avec cette problématique, l’exemple de deux pays africains a été présenté en modèle. Il s’agit du Rwanda et du Botswana, qui ont récemment enregistré de bonnes performances dans la mobilisation et l’absorption des ressources pour le développement. Le Forum économique mondial (2017) classifie le Rwanda comme le meilleur pays africain pour la qualité institutionnelle et le Botswana comme le meilleur pays pour l’environnement macroéconomique, conditions nécessaires à la mobilisation et à l’absorption du financement du développement.

Ces deux pays ont également été des cas d’étude intéressants pour la manière dont leurs expériences dans la
mobilisation des ressources s’opposent : alors que le développement du Rwanda dépendait largement des ressources extérieures depuis le début du génocide, le Botswana était davantage replié sur lui-même et s’est
appuyé sur les ressources intérieures pour répondre à ses besoins de développement. Dans les deux cas, le type de capacités qui les a aidés à atteindre ces exploits est mis évidence. Durant ces assises d’Accra, un intérêt a également été porté sur les financements des sciences, de la technologie et de l’innovation (STI) pour une transformation socio-économique inclusive et durable de l’Afrique.

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