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Crédits de TVA: 82 milliards de FCFA versés aux entreprises en 2017

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Sur la même période, le gouvernement a également  restitué la somme de 14 milliards de FCFA aux PME locales, contre 8,6 milliards de FCFA en 2016. Soit une amélioration de 63%.

Au terme de l’exercice 2017, le gouvernement a en tout versé aux entreprises la somme de 82 milliards de FCFA représentant une partie des crédits de TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) que l’Etat doit au secteur privé à ce jour. Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a levé un pan de voile sur le remboursement des crédits de TVA aux entreprises, lors du conseil du cabinet qu’a présidé le Premier ministre, Philémon Yang, jeudi 25 janvier dernier. Pendant son exposé sur la stratégie d’amélioration de l’accès des PME (Petites et moyennes entreprises) au crédit bancaire, le Minfi a fait savoir que les 82 milliards de crédits de TVA sont de loin supérieurs aux 54 milliards de FCFA de crédits de TVA versés aux entreprises en 2016. Sur la même période, apprend-on,  le gouvernement a également  restitué aux PME locales la somme de 14 milliards de FCFA , contre 8,6 milliards de FCFA en 2016. Soit une amélioration de 63%.

A en croire le ministre des Finances, l’apurement de ces crédits de TVA est la résultante de deux importantes réformes  engagées au courant de l’année 2017 ; l’objectif visé étant de trouver une solution à la problématique du remboursement des crédits de TVA aux PME.  Les deux réformes déployées l’an dernier sont, apprend-on du Minfi, l’approvisionnement automatique mensuel du compte séquestre TVA logé à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), ainsi que le dépôt et le suivi en ligne des demandes de remboursement des crédits de TVA. Afin de conforter les résultats obtenus, le Minfi a indiqué que la loi de Finances 2018 a prévu l’allègement des procédures de remboursement de TVA aux entreprises citoyennes sans contrôle de validation préalable. Aussi, il a fait savoir que l’audit en cours de la dette commerciale va permettre  de déterminer le montant et la nature des créances des PME sur l’Etat, avant de mentionner la nécessité de mettre en œuvre la Stratégie nationale de la finance inclusive, en intégrant les contributions de tous les acteurs du secteur financier (banques, établissements de micro-crédit, compagnies d’assurance, opérateurs de téléphonie mobile).

Le conseil du cabinet qu’a présidé le 25 janvier dernier le Premier ministre, chef du gouvernement, a surtout été l’occasion pour le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey de rappeler la place des PME dans l’économie camerounaise, y compris leurs modes de financement. Pour sa part, les facteurs qui limitent l’accès des PME aux crédits bancaires sont principalement liés à leur faible structuration. Celle-ci est, selon lui, caractérisée par une absence de plan d’affaires, et à une capacité limitée d’autofinancement ne permettant pas de couvrir leurs besoins prioritaires en investissement. « Pour régler ces insuffisances , le gouvernement a engagé plusieurs initiatives aux rangs desquelles : la création de l’APME (Agence de promotion des PME) et de la BC-PME (Banque camerounaise des PME), la mise en place des Centres de formalité de création d’entreprise et la promotion des Centres de gestion agréés pour assister les PME, la baisse du montant minimum du capital social des SARL (Société à responsabilité limitée) de 1 million de FCFA à 100 000 FCFA, et enfin, l’ouverture du Bureau de mise à niveau des Entreprises évoluant dans le secteur industriel », a-t-il souligné.

Joseph Roland Djotié