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Avocats stagiaires: De faux diplômes à l’examen d’entrée au barreau

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Leurs détenteurs n’ont pas pris part aux épreuves de fin de stage qui se poursuivent à Yaoundé.

Ils étaient 1381 aspirants à la profession d’avocats. Ils auraient pu être plus. Mais certains des avocats stagiaires n’ont pas pris part aux épreuves écrites qui se sont achevées le 18 février 2018 à Yaoundé. Selon les déclarations de Me Ngnié Kamga, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun sur les antennes des télévisions samedi 17 février, de faux diplômes ont été découverts durant le stage. En effet, «durant le stage, une liste des avocats stagiaires non conformes avait été dressée et circulait dans le forum de la promotion » informe une candidate. «Cette liste de candidats à problème a été publiée il y quatre mois», renchérit l’avocat stagiaire qui prépare son passage à l’oral programmé jusqu’à la fin de la semaine. Un autre avocat stagiaire de préciser: «il y a eu une commission qui a été mise sur pied et on a publié la liste des candidats dont les diplômes étaient douteux. Ceux qui sont allés vers les universités pour authentification ont finalement été réinsérés dans la liste des candidats au barreau 2018» informe l’avocat stagiaire.

« Nation, culture et identité »

A côté de la trentaine des aspirants détenteurs de faux diplômes, d’autres candidats irréguliers durant les conférences de stages n’ont pas été admis dans les salles d’examen du barreau 2018. Ils ont été exclus pour absence à 10 conférences de stage. Car, « nous avons deux années de stage. Et chaque samedi, il y a conférence sur 9 mois par an. Lorsqu’un avocat stagiaire a raté 10 conférences, il n’a pas rempli le quota nécessaire à l’exercice de la profession d’avocat» explique, un avocat. C’est au cours de ces conférences que les aspirants acquièrent les techniques de plaidoiries et surtout la déontologie indispensable à l’exercice de la profession.

Pour les autres candidats, ils ont été soumis à l’épreuve de culture générale en ouverture de l’examen le samedi 17 février 2018. Il s’agissait de cogiter sur la relation « Nation, culture et identité ». Un sujet d’actualité pour ces aspirants à la profession d’avocat. Nombres d’entre eux avaient encore en mémoire les revendications de leurs aînés et parrains pour certains en octobre 2016 dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du pays. «Il était donc nécessaire de rappeler l’importance du multiculturalisme dans la défense des droits et libertés » lance un avocat stagiaire. Les résultats restent attendus pour cette cuvée 2015-2018. Tous ceux qui auront une moyenne de 12/20 prêteront définitivement serment au cours d’une cérémonie digne de la réputation des hommes et des femmes en robe noire.

Pierre Nka