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Agrobusiness: Environ 300 000 tonnes d’huile de palme brut produites en 2017

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La demande qui se situe autour de 500 000 tonnes par an reste donc largement supérieure à l’offre.

La filière palmier à huile est aujourd’hui à n’en point douter un facteur clé de la croissance économique au Cameroun. Mais, la production nationale reste faible et bien en deçà de la demande, a-t-on appris lors de l’atelier de concertation des parties prenantes de la filière palmier à huile au Cameroun qui se tient à Douala du 21 au 23 février 2018 et organisé par le Fond mondial pour la nature (WWF). La production nationale se situe autour de 300 000 tonnes d’huile de palme brute produites par an. Et « c’est environ 70 000 hectares de plantations industrielles (les agro-industries), c’est 100 000 hectares de plantations villageoises, c’est-à-dire des privés. Mais il faut dire que les 70 000 hectares de  plantations industrielles produisent environ 180 000 tonnes alors que les plantations villageoises qui comptent 100 000 hectares ne produisent que 90 000 tonnes environ. Donc, c’est le véritable contraste que l’on a de la production d’huile de palme au Cameroun », a affirmé Emmanuel Pierre Ngom, ingénieur agronome  et coordonnateur du projet national de développement du palmier à huile et Hévéa.

A contrario, la demande est de plus en plus forte et croissante. Comme l’affirme Emmanuel Pierre Ngom, la demande d’huile de palme brute se situe autour de 450 000 tonnes à 500 000 tonnes par an. « Si nous regardons autour de nous, nous allons constater que la demande est principalement faite par ce que nous appelons les industries de deuxième transformation. Ces industries de deuxième transformation augmentent leur capacité. Plus ils augmentent leur capacité à faire de l’huile raffinée et du savon, plus la demande va être forte », explique-t-il.

Selon ce dernier, l’on aurait pourtant pu produire plus, ce d’autant plus que l’huile de palme camerounaise est très sollicité au-delà de nos frontières.

 A en croire Emmanuel Pierre Ngom, l’huile de palme camerounaise est cotée et elle est de bonne qualité et est commercialisée sur le marché international. Et le Cameroun exporte les produits finis de l’huile de palme tels que le savon, l’huile raffinée de très bonne qualité et qui sont prisés dans les marchés comme le Nigéria, la RCA, … apprend-on. Donc, « la production nationale d’huile de palme doit augmenter pour nous permettre d’avoir des parts de marché au niveau sous-régional et même au-delà du marché sous-régional », a affirmé Emmanuel Pierre Ngom. Pour Jean Claude Konde, Délégué régional du ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader) pour le Littoral, pour promouvoir la production durable de l’huile de palme au Cameroun, il convient de créer des partenariats gagnant-gagnant entre les agro-industries et les petits producteurs. Des partenariats dont le schéma devra être intégré dans la stratégie nationale de développement durable de la filière huile de palme.

Et l’atelier de concertation des parties prenantes de la filière palmier à huile au Cameroun qui se tient à Douala du 21 au 23 février 2018 organisé par le Fond mondial pour la nature (WWF) va permettre de trouver des solutions pour le développement de ce secteur.

Sandrine Gaingne