Accueil Economie Agriculture: Nkok-Ekogo se dote d’un centre de traitement du cacao post-récolte

Agriculture: Nkok-Ekogo se dote d’un centre de traitement du cacao post-récolte

123
0
Partager
Le ministre du Commerce et le maire de Monatélé dévoilant la plaque commémorative
Inauguré le mardi 7 novembre 2017 par le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, il a pour but de résoudre le problème de fermentation insuffisante et du séchage défectueux.

Constitué d’un hangar de fermentation de 5m X 10, de 30 caissons et d’un séchoir de 2m X 10, le Centre de traitement post-récolte du cacao de Nkok-Ekogo, à Monatélé dans la Lekié, a été inauguré le 7 novembre dernier par le ministre du Commerce. Luc Magloire Mbarga Atangana a expliqué que cette nouvelle infrastructure a pour but de résoudre le problème de fermentation insuffisante et du séchage défectueux du cacao. Ceci afin de le rendre homogène. « Un cacao bien fermenté, correctement séché. Un cacao haut de gamme, trouvera toujours preneur à des niveaux de prix décents. Nous devons en premier lieu gagner le prix de la qualité du produit, élément central de l’efficacité de mise en marché », a affirmé le ministre du Commerce.

Selon le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc), ce centre a pour principaux avantages : la suppression des tâches pénibles après la récolte, la libération du temps des planteurs, l’élimination des risques de vol, la production d’un cacao haut de gamme d’origine camerounaise et l’augmentation des revenus du planteur du fait de la qualité.

Si l’arrondissement de Monatélé a été choisi pour l’implantation d’un centre de fermentation, explique Aristide Tchemtchoua, présidente de la Société coopérative simplifiée du Centre (Scoops-CA), c’est parce que c’est un grand bassin de production du cacao. La coopérative constituée de 75 membres, elle-même produit 225 tonnes par an. Mais, relève Aristide Tchemtchoua, la coopérative est confrontée aux problèmes de mauvaise fermentation et de mauvais séchage.

« Nous pensons qu’avec le centre qui vient d’être inauguré, le cacao qui sortira de Nkok-Ekogo sera un cacao haut de gamme. Ce qui nous permettra nous-même de fixer les prix à prendre ou à laisser. Nous souhaitons que notre cacao soit vendu à au moins 3000 FCFA le Kg afin que les producteurs puissent vivre de leur travail », souhaite Aristide Tchemtchoua.

Pour garantir une bonne gestion du centre qui vient d’être inauguré, le Cicc affirme avoir déjà commencé à former les planteurs. « La première phase de formation sur les bonnes pratiques post-récolte  du cacao a eu lieu dans ce village au mois d’octobre dernier. La seconde phase de la formation consistera à les outiller en matière de conduite et entretien de plantation, ainsi que l’usage sécurisé des produits phytosanitaires. Suivront d’autres formations ciblées à l’instar de celles relatives à l’entrepreneuriat agricole ou encore l’organisation de la commercialisation. Toutes ces formations permettront d’atteindre de meilleurs objectifs », souligne Omer Gatien Malédi, Secrétaire exécutif du Cicc.

Pour sa part, le maire de Monatélé, Andre Tsala Messi tout en exprimant sa gratitude au gouvernement et au Cicc pour le centre existant a également   émis le vœu de voir les Centres de traitement post-récolte du cacao se multiplier dans les autres villages de son arrondissement.

Hervé Fopa Fogang, de retour de Nkok-Ekogo