Accueil L’évènement 1er octobre 2017: Yaoundé dit non à la sécession

1er octobre 2017: Yaoundé dit non à la sécession

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Deux meetings de soutien pour la paix et indivisibilité du Cameroun ont été organisés hier par le RDPC et les parlementaires dans la capitale politique du Cameroun.

 

A l’invitation de Ndongo Essomba, coordonnateur des activités du RDPC dans la Région du Centre et par ailleurs président du groupe parlementaire de son parti à l’Assemblée nationale, la classe politique de la région du Centre s’est retrouvée ce 1er octobre 2017 à Yaoundé pour condamner la violence et barrer la voie au sécessionnisme.  La place du boulevard du 20-Mai, cadre choisi pour célébrer la paix s’est habillée aux couleurs du parti au pouvoir et aux innombrables affiches du chef de l’Etat. La place d’honneur a connu un ballet incessant des militants du parti au pouvoir, ceux de l’Union des populations du Cameroun (UPC), et de l’Union des forces démocratiques, entre autres. A l’unanimité, la classe politique a vent debout réprimé les actes terroristes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Basile Louka, Secrétaire général de l’UPC dans son adresse a déclaré que, « l’UPC dit non à la sécession. Nous ne ferons pas du Cameroun la nouvelle Corée en Afrique centrale. Oui au dialogue, oui au vivre-ensemble, oui à la paix, oui à l’unité ».

Issa Tchiroma, porte-parole du gouvernement n’a pas loupé l’occasion de faire des éloges au président de la République, « ensemble, soutenons « l’homme lion » qui dirige le Cameroun avec maestria », a-t-il dit.  Par ailleurs, il appelle à la vigilance. Il réaffirme son soutien au chef de l’Etat en précisant que le Cameroun est un et indivisible. Hameni bieleu, président de l’Union des forces démocratiques, opposant, milite pour le dialogue, la paix et de la tolérance. Pour clore son propos, l’homme politique a suggéré l’organisation d’une conférence nationale souveraine. Celle-là qui va permettre à toutes les classes sociopolitiques de s’exprimer.  Maurice Kamto, quelques jours avant la forte mobilisation de ce 1eroctobre, appelait à la retenue, s’opposait à la violence et surtout au sécessionnisme. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) au cours de la conférence de presse qu’il a donnée au siège de son parti à Yaoundé le 28 septembre 2017 demandait aux Camerounais anglophones et francophones à se mobiliser comme un seul homme pour barrer la voie à la sécession. En ce jour anniversaire, il était question pour tous les hommes et femmes de la nation, quelle que soit leur chapelle politique de se mobiliser afin de défendre le pays. Après la phase protocolaire, le meeting de soutien pour la paix et l’indivisibilité du Cameroun s’est poursuivi par une marche patriotique conduite par les élites de la région du Centre. Le train de la marche a connu son point de chute au monument de la Réunification, les parlementaires de la chambre haute et ceux de la chambre basse sacrifiant au même rituel.

Comme indiqué dans le communiqué du secrétaire général du RDPC, la marche encadrée par les forces de sécurité s’est déroulée sans anicroche. Les militants pendant leur marche ont fait preuve de discernement, de pondération et d’équilibre.

Christelle Belibi

Enfin un meeting autorisé à Douala

Organisé hier par le RDPC, soutenu par le seul MEC (Mouvement écologiste), il s’est achevé par une marche de solidarité aux populations du Nord-Ouest et du Sud-ouest martyrisées par les mouvements sécessionnistes.

L’on se serait cru le 6 novembre, date de la commémoration de l’accession du président Paul Biya à la magistrature suprême, au vu de la forte mobilisation des militants du RDPC à la maison du parti de Bonanjo. Habillés aux couleurs du RDPC, les militants du parti au pouvoir n’avaient de cesse de crier ou de chanter les louanges du président national de leur parti et président de la République. Des centaines de militants réunis ce 1er octobre 2017 à Douala ont unanimement condamné les actes de violences dans les parties anglophones du pays, et dit non à la sécession, à la partition du Cameroun. Par ce rassemblement, le RDPC a voulu barrer la voie au sécessionnisme et promouvoir l’unité nationale. Le ministre de la Justice, garde des sceaux, a dans son discours promut l’unité nationale. Pour Laurent Esso, c’est l’esprit du vivre ensemble et d’unité qui doit guider tous les Camerounais. Cette manifestation a connu la présence de plusieurs ministres, des présidents des sections RDPC, auxquels se sont joints les motos taximen, les bayam sellam et les sauveteurs dont les représentants ont dans leurs discours respectifs, dit un non à la violence, à la destruction du Cameroun, à la sécession. Présent à cette manifestation, Pascal Messanga Nyamding, membre du comité central du RDPC, a fustigé les inégalités sociales, et le manque de solidarité entre les populations qui selon lui, constituent des freins à l’unité nationale et au vivre ensemble.

Cette manifestation du RDPC à Douala est venue mettre un terme à la disette de rassemblement des partis politiques dans la capitale économique. Quand on sait qu’en mars dernier, une manifestation du SDF avait été interdite par les autorités de la région du Littoral. Celle du RDPC a été autorisée « au nom de l’unité nationale », apprend-on. Si plusieurs personnes s’attendaient à voir dans cette manifestation des membres des autres partis politiques, l’on a finalement aperçu à la maison du parti de Bonanjo, qu’un seul parti de l’opposition. Le Mouvement des écologistes camerounais (MEC). Ce parti de l’opposition est venu soutenir l’unité nationale et dire non aux actes de violences qui conduisent à l’instabilité sociale dans la partie anglophone du pays. « La République est en danger, il y a des brebis galeuses qui sèment le désordre. Notre parti politique milite pour la paix, la concorde, et c’est la raison pour laquelle nous nous sommes levés spontanément pour la bonne cause sans autre considération. Nous avons au Cameroun pour objectif d’atteindre l’émergence et ce n’est pas dans l’anarchie que cela va se faire. Mais, plutôt en travaillant dans la sérénité. Le Cameroun est uni et indivisible. Et ça doit le demeurer », affirme Ngo Fritz Pierre, président du MEC. « Nous ne sommes pas contre les revendications, mais, il faut revendiquer dans les normes. Je défends les institutions de ce pays », poursuit-il.

Sandrine Gaingne